BEDEILHAC : une enquête d’utilité… si publique !

Le rapport d’enquête d’utilité publique sur de la carrière de Bédeilhac vient d’être rendu. Le commissaire enquêteur, Jean Gaillard, est favorable à la réouverture et au projet d’exploitation de l’Entreprise Denjean Granulats.
Pour le Commissaire enquêteur « la remise en service de cette carrière est nécessaire et d’utilité publique et elle satisfait à la règlementation qui entoure cette activité ». Et s’il reconnait des nuisances, elles sont « réduites et sans fondements quand aux risques de pollutions souterraines de eaux et au reste du  patrimoine. »
Et bien que : « … les opposants se soient manifestés en bien plus grand nombre que les partisans du projet, que les nuisances reconnues pour le Bourg, difficilement supportables pour l’impact paysager, en probable croissance quant à la circulation et au bruit… », Monsieur Jean gaillard, le commissaire-enquêteur, émet un avis favorable.

Afin de soutenir le bien-fondé de sa décision, il admet que : «  les quelques réunions de travail que le pétitionnaire a tenu avec la maire, le Conseil Général, le DREAL et le PNR ne peuvent être assimilées à cette nécessaire concertation (page 132 du rapport)».

Le commissaire reconnaît également que : « Si l’avis que j’ai à formuler devait refléter celui de la majorité des personnes ou des associations qui se sont manifestées, il serait évidemment défavorable (page 116)», par quel tour de passe-passe ubuesque, donne-t-il un avis favorable.

L’association Les Gardiens du Calamès avec d’autres associations de protection de l’environnement  a mené campagne contre ce projet. Elle a participé de manière citoyenne à cette enquête.

Dès lors nous devons poser la question de l’utilité de cette enquête publique.
Nous constatons qu’à l’instar de nombreux Grands Projets d’aménagement, l’utilité publique devient vite discrétionnaire.

Dans l’attente du traitement de la pétition déposée à l’Europe au nom de l’association en octobre dernier par la commission des pétitions du Parlement Européen et qui a reçu le soutien de José Bové, député européen, nous devons continuer notre combat contre la réouverture de la carrière et pour le respect de l’utilité publique.

Florence Cortès et Jacques Arthuys
Porte-parole d’EELV Ariège

 

En savoir plus : sur le site de l’association les Gardiens du Calamès

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